Ce que c'est
Un fichier texte, placé à la racine du domaine, à l'adresse /llms.txt. Il présente le site en langage naturel et pointe les pages qui font autorité, chacune accompagnée d'une phrase de description. Le format est du Markdown simple : un titre, un résumé en citation, puis des sections de liens.
L'idée sous-jacente est de faire gagner du temps à un modèle. Plutôt que de le laisser deviner la structure d'un site en explorant, on lui donne une carte : voilà qui nous sommes, voilà les six pages qui comptent, voilà à quoi sert chacune.
Ce qu'on en sait honnêtement
La convention a été proposée par la communauté, pas par les éditeurs de moteurs. Au moment où ces lignes sont écrites, aucun grand fournisseur ne s'est engagé publiquement à lire ce fichier, et aucune étude publique ne démontre un effet direct sur les citations.
C'est un point sur lequel beaucoup de contenus commerciaux glissent. Vendre un llms.txt comme un levier de visibilité prouvé serait malhonnête. Le présenter comme un pari à faible coût est exact.
Ce qui est en revanche mesurable, c'est l'effet secondaire. Écrire ce fichier oblige à répondre à trois questions en une page : que fait cette entreprise, sur quels sujets est-elle légitime, quelles pages le prouvent. Il est fréquent qu'un site n'ait aucune page de référence sur son sujet principal — et l'exercice le révèle en une demi-heure.
Comment il s'écrit
La structure tient en quatre éléments, dans cet ordre.
# Nom de l'entreprise > Une à trois phrases qui disent ce que fait l'entreprise, > pour qui, et sur quel territoire. ## Services - [Nom du service](https://exemple.fr/service): ce qu'il couvre, en une phrase. - [Autre service](https://exemple.fr/autre): idem. ## Ressources - [Titre de l'article](https://exemple.fr/article): sujet traité (mis à jour le 12 mars 2026). ## Contact E-mail : contact@exemple.fr Téléphone : +33 1 23 45 67 89
Trois règles pratiques. Les descriptions se rédigent pour un lecteur, pas pour un robot : « ce qu'il couvre » et non une liste de mots-clés. Les URL sont absolues. Et le fichier reste court — vingt à quarante liens au maximum, sans quoi il cesse de trier.
Le générer plutôt que l'écrire à la main
Un fichier statique se périme le jour où une page change de titre. S'il est généré depuis la même source que le site — base de contenu, CMS, fichiers Markdown — il reste juste tout seul. C'est une heure de développement, une fois.
Notre propre fichier fonctionne ainsi : skgenius.com/llms.txt est produit à la volée depuis la base du site. Vous pouvez le lire, il n'a rien de secret. La version longue, llms-full.txt, ajoute le corps des pages en texte brut pour un modèle qui voudrait tout ingérer d'un coup.
Ce que le fichier ne fait pas
Il n'autorise rien. Si votre robots.txt bloque GPTBot ou ClaudeBot, ces robots ne liront ni vos pages, ni votre llms.txt. L'autorisation se règle d'abord, et c'est le point que le diagnostic vérifie en premier.
Il ne remplace pas non plus le contenu. Un fichier qui pointe six pages creuses annonce simplement six pages creuses, plus clairement qu'avant.
Alors, faut-il en publier un
Oui, à condition de le classer pour ce qu'il est : une heure de travail, un pari raisonnable sur une convention qui peut s'imposer, et un exercice de clarification qui a de la valeur même si le fichier n'est jamais lu. Ce qu'il ne faut pas, c'est le faire avant d'avoir réglé l'accès des robots, le balisage d'entité et la structure des pages — tous trois documentés sur la page pilier.
