Ce que le balisage change réellement
Une page HTML dit à une machine où sont les titres et les paragraphes. Elle ne lui dit pas que « SKGENIUS » est une organisation, que « 690 € » est un prix, ou que ce bloc de texte est la réponse à la question posée juste au-dessus. Le JSON-LD ajoute cette couche : il déclare, dans un format que les moteurs lisent sans ambiguïté, la nature de ce qui est affiché.
L'effet est double. Côté recherche classique, il ouvre les affichages enrichis — fil d'Ariane, questions dépliables, prix, avis. Côté moteurs génératifs, il lève l'incertitude au moment de la sélection : entre deux sources équivalentes, celle dont l'identité et la nature sont déclarées demande moins d'inférence, donc moins de risque.
Les cinq types qui comptent
| Type | Ce qu'il déclare | Où le poser |
|---|---|---|
| Organization LocalBusiness | Qui publie : nom, contact, adresse, zone, domaines de compétence | Toutes les pages |
| BreadcrumbList | La place de la page dans l'arborescence | Toutes les pages sauf l'accueil |
| Service Product | Une prestation ou un produit, avec son prix quand il est public | Pages d'offre |
| Article | Un contenu éditorial, son auteur et ses dates | Articles et ressources |
| FAQPage | Des couples question-réponse réellement affichés | Pages qui en contiennent |
Le reste — Event, JobPosting, Recipe, Course — n'a d'intérêt que si votre activité correspond exactement au type. Empiler des schémas décoratifs n'apporte rien et multiplie les occasions de se tromper.
L'ordre de pose
- L'identité d'abord. Sans
OrganizationouLocalBusiness, un moteur ne sait pas à qui rattacher ce qu'il lit. C'est le socle, et c'est aussi le plus rapide : un bloc, un gabarit, toutes les pages. - Le fil d'Ariane ensuite. Il coûte quelques lignes et il structure la compréhension du site entier. Il s'affiche en plus dans les résultats de recherche à la place de l'URL brute.
- Les pages d'offre.
Serviceavec unOfferet un prix, quand le prix est public. C'est ce qui permet à une réponse générative sur « combien coûte tel service » de citer un montant — le vôtre. - Les contenus éditoriaux.
Articleavec auteur,datePublishedetdateModified. La fraîcheur pèse dans la sélection des sources ; sans balisage de date, elle est invisible. - Les questions-réponses en dernier, une fois qu'elles existent vraiment sur la page.
Un exemple minimal, à adapter
Le bloc d'identité tient en une quinzaine de lignes. Il se place dans le <head>, à l'intérieur d'une balise <script type="application/ld+json">.
{
"@context": "https://schema.org",
"@type": "LocalBusiness",
"name": "Nom de l'entreprise",
"url": "https://exemple.fr",
"email": "contact@exemple.fr",
"telephone": "+33 1 23 45 67 89",
"address": {
"@type": "PostalAddress",
"streetAddress": "12 rue Exemple",
"addressLocality": "Grasse",
"postalCode": "06130",
"addressCountry": "FR"
},
"areaServed": "Alpes-Maritimes",
"knowsAbout": ["premier domaine", "deuxième domaine"]
}
Le champ knowsAbout est sous-utilisé et souvent décisif : il dit explicitement sur quels sujets vous êtes une source légitime. Renseignez-le avec les termes que vos clients emploient, pas avec votre vocabulaire interne.
Les trois erreurs qui annulent le travail
Un JSON invalide. Une virgule en trop, un guillemet non fermé, et le bloc entier est ignoré — pas la ligne fautive, le bloc entier. C'est le premier point à vérifier quand un balisage « ne fait rien ».
Un balisage sans contrepartie visible. Déclarer une FAQPage dont les questions n'apparaissent pas sur la page, ou un AggregateRating sans avis réels, expose à une action manuelle qui retire les affichages enrichis du site entier. Le gain espéré est faible, la sanction est large.
Des blocs qui se contredisent. Deux Organization avec des noms différents, un Article daté d'hier sur une page qui affiche une date de l'an dernier : le moteur doit trancher, et il tranche en défaveur de la source. Une seule vérité, déclarée une seule fois.
Vérifier ce qui est réellement retenu
Trois outils, trois réponses différentes. Le validateur schema.org contrôle la syntaxe. Le test des résultats enrichis de Google contrôle l'éligibilité aux affichages. L'inspection d'URL dans la Search Console montre ce que Google a retenu après avoir rendu la page — c'est le seul qui compte quand le balisage est injecté par du JavaScript.
Notre diagnostic gratuit vérifie la présence, la validité et les types déclarés sur la page de votre choix, en même temps que les autres critères de citabilité. Pour le contexte général, la page pilier explique comment ces signaux entrent dans la sélection des sources.
